Dans un premier temps, on fait réagir la morphine base avec un réactif d’acétylation (habituellement l’anhydride acétique).
Cette réaction permet de lier les radicaux acétyles avec la fonction alcool et la fonction phénol de la morphine base pour
former l’héroïne. On ajoute à la réaction une faible quantité d’acide sulfurique qui agira comme catalyseur. Le mélange sera
chauffé pendant 4 à 5 heures à une température de 85 °C en évitant l’ébullition jusqu’à ce que la morphine soit complètement
dissoute. Après cette opération, il reste une mixture d’eau, d’acide acétique et d’héroïne base dans le récipient. Il suffit
ensuite de filtrer, puis d’isoler l’héroïne base.
L'addition de ces groupements acétyles donne a l’héroïne son caractère lipophile.
Cette d'héroïne base est chimiquement un diester, la diacétylmorphine. L'héroïne comporte donc deux groupes ester absents dans la
morphine. A cette étape, elle est insoluble dans l’eau, elle peut être fumée, mais non injectable.
Pour la rendre injectable, on la transforme, par réaction avec de l’acide chlorhydrique (H+ + Cl -), en chlorhydrate d’héroïne, ou
plus communément appelée héroïne.
Il faut savoir que la fabrication de ces deux drogues nécessite un parfait dosage des différents réactifs chimiques, ainsi qu’une
excellente maîtrise des temps de réaction et des températures. Toutes ces opérations ne peuvent donc être effectuées que par des
chimistes avertis et par un matériel très spécifique.
La formule brute de l'héroïne est : C21H23NO5